Petit texte inachevé, je vous en promets une suite et une fin mais je ne peux cependant pas vous dire quand... En attendant voici la première partie de ce texte qui n'a pas de titre
Bon bien on va tenter d'affronter la terrible épreuve de la page blanche. C'est toujours le début le plus difficile, puis ensuite les mots viennent tout seul… Ils viennent parfois même trop vite… du coup la pensée débloque.
La pluie frappe les carreaux de sa fenêtre du troisième, éclairée comme tous les soirs par une enseigne de tabac, lieu sordide où il loge. Une chambre ne lui offrant qu'une ouverture sur des paupières closes, un mur sans fenêtre. Il s'échappe de son lit, attrape un paquet de clopes et son briquet et va en allumer une. Il tente de fuir, il s'approche de la baie comme appelé par cette insidieuse vision. Elle se dessine, elle se devine sous cette averse illuminée du rouge clignotant, la faisant tant tôt paraître et l'instant suivant l'ayant fait s'évanouir… Il a le secret espoir d'un jour la saisir. De son visage opalin vide d'expression elle le fixe de son regard vide, elle ne le regarde pas, elle ne le voit pas. Elle semble n'avoir aucune crainte… La sentant ainsi si proche, entendant dans son fond intérieur sa voix douce et mélancolique, il ouvre le panneau vitré et va pour l'attraper… Finissant sa clope il l'écrase contre la rambarde trempée… Refermant la fenêtre, troublante vision dans son nid chaud, une autre se pâmant de toutes ses disgrâces. Curieuse réalité, encore chaude par l'extase, elle offre son corps de nouveau, son regard le suppliant de revenir la rejoindre. Elle sollicite ses baisers, elle désire son corps brutalement contre le sien. Sans dire un mot, il la touche, l'effleure, elle soupire. Le temps d'un oubli, la jouissance ne tarde pas dans des contrations communes... Les deux corps s'effondrent et se confondent en un enlacement de chaire chaude s'évanouissant dans le plaisir.
Par Lyméa
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Il existe des moments qui se prêtent à l'improvisation. Des instants où les mots jaillissent d'eux même comme venus d'ailleurs. Il en reste quelques traces que je vous laisse, c'est le souvenir d'une discussion sur une messagerie, un instant partagé...
A cette heure loin de tout cela, ELLE, elle a pose ses doigts sur l'écorce d'un arbre, et ELLE le sent frémir. ELLE perçoit le flux de sa sève qui agite de vie ce grand enracine que la terre a choisi de faire grandir. ELLE l'entoure de ses bras frêles, ELLE le caresse, il aime. Lui qui ne reçoit que des coups, a jamais marqué d'amour "juré et promis", il aime qu'à cet instant elle le chérit.
Dans cette osmose, pas un vent, pas un courant d'air, et pourtant dans ce vieux caduque, une feuille s'agite seule... quelqu'un respirerait-il? ou s'amuserait-on avec la légèreté de cette tendre pousse?
Elle cherche à s'appuyer contre son tronc, elle laisse aller sa tête en arrière... et trouve appui contre la rugosité de son écorce... ELLE le saisit, de fines branches descendent sur son épaule, la faisant frissonner... ELLE ferme les yeux, envahit par les frissons de vie qui lui parcourent le corps, ELLE tombe à terre, sur la mousse et l'humus entre ses racines. Tout son corps est à l'unisson de cet être qui la pénètre. Ses mains cherchent à se rattraper pour ne pas être envahie, c'est un plaisir immense qui est partagé là.
Le vent s'est levé, une fine pluie ruisselle entre eux. ELLE est sous le charme, ELLE est dévorée par ce sentiment de communion. ELLE veut se redresser, retoucher son écorce, elle trébuche... ELLE tombe et roule sur l'humus, la terre humide... ELLE hurle, ELLE crie d'effroi mais aussi de plaisir, tout son corps répond aux sens de la nature qui l'avale qui la caresse!!!!!!!!
Tout s'arrête d'un seul coup...
Alors que ses yeux sont encore clos, elle sent un souffle d'une autre nature. Quelqu'un est près d'elle. On lui caresse le visage comme pour la réveiller... ELLE s'éveille... ELLE respire... ses yeux s'ouvrent... grand regard clair et fixe. C'est un regard insaisissable rempli de mystère. C'est un éclat de lune en plein jour
Par Lyméa
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